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Histoire
Citoyenne d'Honneur 40 ans déjà L'album photo de la Concorde |
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Histoire LA CONCORDE
ASBL née en 1956, elle a permis de réunir les différents groupements qui, à l'époque, se démenaient dans le village à créer des activités aussi diverses que multiples. Son nom, LA CONCORDE, n'a d'ailleurs pas été choisi au hasard et tous s'y sont associés afin d'oeuvrer dans le même sens, un seul esprit, un seul coeur mais dans le respect de la différence. Dix ans après sa création, l'ASBL achètera la salle qui porte son nom et se mettra à la moderniser, petit à petit, au fur et à mesure de ses disponibilités. Pour fêter dignement son 40ème anniversaire en 1996, l'inauguration de la cuisine récemment rénovée a eu lieu en présence de nombreux blehinois, ainsi que de personnalités communales hannutoises. iv>Citoyenne d'Honneur
Tout commence et tout finit à la Concorde. Haut-lieu de nombreuses festivités, le local de la Concorde a maintes fois abrité les manifestations les plus diverses : Saint Nicolas y visite les enfants sages en fin d'année, le cabaret y fait toujours salle comble, les jours de fête elle est ouverte et l'on peut y boire (ou s'y restaurer), les joueurs de belote dominicaux s'y retrouvent après la messe,.... Bref toutes sortes d'occasions où le local de la Concorde est mis à la disposition des habitants de Blehen. En 1998, le village gagne le concours du plus beau village fleuri Européen. Devenue République Fleurie Européenne, Blehen a voulu remercier la Concorde et l'a élevée au rang de Citoyenne d'Honneur au cours d'une cérémonie qui restera encore longtemps dans les mémoires.
40 ans déjà !
Novembre 1996 - VERS L’AVENIR
Blehen
CONCORDIALEMENT VÔTRE : DEPUIS DEJA 40 ANS !
Quarante ans déja de Concorde, à Blehen, où l’ancienne salle Grenier a largement contribué a balayer les discordes. Dans un rare et généreux esprit de tolérance et de cordialité.
Pour fêter le quarantième anniversaire de la Concorde, le cercle familial blehinois établi dans la salle du même nom, Joseph Bousmnanne et Marcel Laruelle ont généreusement remis la main à la pâte. Malgré une béquille et des problèmes de vue, le premier, qui avait déjà été la cheville ouvrière des travaux antérieurs comme, par exemple, le bar de l’entrée, s’est occupé de la menuiserie et des faiences qui rendent désormais l’impeccable cuisine rigoureusement Conforme aux normes Horéca en matières d’hygiène et de sécurité. De la belle ouvrage et une véritable aubaine pour cuisiniers et traiteurs. M. Bousmanne pouvait, il est vrai, compter, pour l’assister, sur un manoeuvre de luxe en la personne de Marcel Laruelle, le vrai moteur du dynamisme du plus concordial des espaces. Avant de faire visiter la cuisine rénovée, ce dernier n’hésitait d’ailleurs pas à présenter sa réalisation comme du cousu main Concorde. C’est tout dire. Et c’est tout beau !La salle Grenier-Laruelle
Luc Laruelle a profité de l’événement pour sortir des documents et réaliser une petite exposition sur l’évolution du lieu que son père a évoquée de vive voix. Pendant la guerre, la salle Grenier rassemblait les Blehinois qui y préparaient les colis à envoyer aux prisonniers. Après le retour de ceux-ci, l’aide s’est tournée vers les plus démunis que l’on gratifiait de froment récolté chez les cultivateurs. Puis vers d’autres activités philanthropiques. L’argent récolté provenait essentiellement de trois canaux: les rencontres jouées par l’équipe de football de l’Avenir blehinois, les courses cyclistes pour débutants ou amateurs, ainsi que les spectacles de la compagnie théâtrale locale La Gaité.
Une partie des recettes allait notamment à la Saint-Nicolas des enfants et au goûter des pensionnés. Mais la profusion d’activités et la multiplication des comités pouvait amener chacun d’eux à tirer sur sa corde. Devant les risques de confusion sinon de dissensions, le curé de la paroisse a alors favorisé un regroupement de tous en une association acceptant et cultivant même les différences. Ce sera le début de la Concorde née dans le souci d’éviter les.., discordes. Tout le monde, désormais, tirerait à la même corde. D’un seul coeur.
L’asbl nait ainsi en 1956 alors qu’elle s’était en quelque sorte enracinée dans le village depuis la guerre.
M. Grenier, le propriétaire, allait lui louer la salle et aussi la maison attenante. Dix ans plus tard, l’édifice déjà mentionné Grenier-Laruelle surles affiches sera vendu à l’asbl qui se mettra progressivement à le moderniser et à y consacrer une bonne part de ses fonds propres. Sans négliger pour autant ses oeuvres sociales qui avaient donné l’élan à la Concorde.L’esprit " Concorde "
Marcel Laruelle partage avec les pionniers cet esprit Concorde que la génération suivante a volontiers relayé. C’est cet esprit que l’on retrouve chez les moines et dans la république, des associations typiquement locales générées par la Concorde et son esprit.
Depuis 40 ans, plusieurs millions ont ainsi été engagés par les Blehinois dans ce qu’il faut bien appeler une maison de village avant la lettre. Mais, à la différence de celles-ci, c’est dans le bénévolat et chez les mécènes qu’on les a trouvés plutôt que dans les subsides. On en est fier à Blehen où l’on vient rependant d’enregistrer avec satisfaction une aide communale au niveau de l’éclairage. Pour le bourgmestre, M. Jamar, présent à l’anniversaire avec son échevin M. Flaba, c’est en effet avec plaisir que l’administration communale peut apporter, chaque fois que c’est possible, une aide utile à un village aussi dynamique. Comme à Avin, à Thisnes et à Poucet, l’aide communale s’y fait d’autant plus volontiers qu’une asbl locale finance déjà la convivialité sans trop demander.Quand on ... renoue avec les origines
Samedi après-midi, c’est M. Guy Tourneur qui, dans la même tenue qu’il y a 40 ans, a officiellement renoué la corde concordiale en présence des habitués du cercle. Cérémonie émouvante et amusante au cours de laquelle le premier cuistot de la Concorde s’est vu rappeler dans quelles circonstances, jeune étudiant volontiers guindailleur mais dans le sens le plus convivial du terme, il avait un jour surpris ses copains blehinois en leur servant des spaghettis au pied d’un escalier. Cette heureuse surprise était en fait la première pierre de la remarquable installation qui a permis au traiteur avennois Etienne Godfrin de servir là-bas dimanche le plus cordial des succulents banquets.
Quant à la prochaine activité du cercle, ce sera déjà pour ce prochain dimanche avec la traditionnelle Saïnt-Nicolas au cours de laquelle les enfants du village auront notamment droit à un sepctacle auquel ils pourront même spontanément participer. La relève de la quadragénaire Concorde est ainsi plus que bien assurée. Et de la plus jeune des façons."